Les arguments en faveur d'une réforme de la fiscalité de la santé ayant été établis, l'atelier de co-création organisé récemment s'est également penché sur les réalités politiques, institutionnelles et celles des parties prenantes susceptibles de déterminer si la mise en œuvre ira de l'avant ou s'enlisera.
En présentant l'analyse politico-économique du projet, le Dr Gafar Alawode, PDG de DGI Consult et co-chercheur, a souligné l'importance de comprendre qui soutient la réforme, où se situent les résistances, quels sont les besoins des différentes institutions et comment tirer efficacement parti des opportunités politiques.
Dans son exposé, il a également souligné la nécessité de disposer de données plus solides, spécifiques à chaque pays, concernant la charge de morbidité, les habitudes de consommation, le potentiel de recettes, les structures fiscales appropriées et les fondements de tout mécanisme d’affectation des recettes proposé. Il a identifié le plaidoyer, les réformes juridiques et politiques, la gestion des finances publiques, la responsabilisation, la gestion des risques et le renforcement des capacités comme des domaines essentiels à la mise en œuvre.
Aisha Fodio, responsable du HSDF, a ensuite présenté le point de vue des parties prenantes à travers les résultats de l'enquête de perception menée lors de l'atelier de lancement qui s'est tenu en août.
Les résultats ont montré que les parties prenantes considèrent la Présidence, l'Assemblée nationale et le ministère des Finances comme faisant partie des acteurs les plus influents dans la mise en œuvre des réformes. Elles ont également identifié comme principaux obstacles les priorités gouvernementales concurrentes, le manque de soutien politique et les difficultés législatives.
L'enquête a en outre souligné l'importance de disposer de données plus solides concernant l'impact sur la santé, les habitudes de consommation et les prévisions de recettes, ainsi que de mettre en place des mécanismes clairs de responsabilisation et d'offrir des avantages tangibles au public, notamment une couverture élargie pour les populations vulnérables, une réduction des dépenses à la charge des patients et une communication transparente des informations. Texte collé
Dans l'ensemble, ces deux exposés ont permis de mettre en évidence un enseignement important :
La réforme de la fiscalité de la santé dépendra non seulement de la solidité des données disponibles, mais aussi de la capacité des institutions compétentes à agir, de la gestion des intérêts divergents et de la capacité de la mise en œuvre à produire des bénéfices visibles et crédibles aux yeux du public.
#TaxesSurLaSanté #FinancementDeLaSanté #ÉconomiePolitique #DesDonnéesÀL'Action #RéformeDesPolitiques #Nigeria







